3 juin 2022

Communiqué de presse du jeudi 2 juin

Les éleveurs laitiers demandent 500 euros/1000 litres

 

Depuis le début de l’année, les producteurs laitiers se sont fortement mobilisés pour obtenir une revalorisation du prix du litre de lait. Oui, le prix du lait augmente doucement mais ce n’est pas suffisant ! Alors que les négociations commerciales s’achèvent dans les prochains jours, il est urgent que nos coopératives et industriels privés donnent un signal fort aux producteurs et passent des hausses conséquentes aux GMS !

 

La FDSEA du Finistère alarme les acteurs de la filière sur des décisions irréversibles que pourraient prendre les éleveurs dans les prochaines semaines ! Il est temps d’endiguer l’hémorragie et de prendre les décisions qui s’imposent pour rémunérer à leur juste prix les éleveurs !

 

Le moral des éleveurs ne cesse de se dégrader : au contexte économique difficile, accentué par les conséquences du conflit ukrainien, s’ajoute un ras le bol d’être pris pour cible tous les jours par tous les soi-disant experts de la cause animale et de la cause environnementale, sans compter les difficultés de trouver une main d’oeuvre prête à s’investir ! Beaucoup menacent d’arrêter définitivement la production !
L’État ne cesse de mettre en avant la souveraineté alimentaire, certes ! Mais l’avenir de la production passe nécessairement par le respect et la rémunération de ceux qui produisent.

 

C’est un ultime appel à réagir que lance la section lait de la FDSEA 29 ! Il est impératif que soient ENFIN pris en compte le surcoût lié aux contraintes environnementales bretonnes que nous supportons depuis des années, contrairement aux autres régions qui ne l’ont pas encore intégré (25 à 30 euros aux 1000 litres) mais aussi la hausse des charges constante, amplifiée par le contexte ukrainien (40 à 50 euros aux 1000 litres) ! Les éleveurs demandent rapidement un prix de 500 euros les 1000 litres !

 

Sans rémunération à cette hauteur, c’est également tout notre environnement agricole qui en subira les conséquences : faute de pouvoir honorer nos factures, nos prestataires perdront également toutes leurs motivations, si ce n’est déjà le cas !

 

L'enjeu qui se joue aujourd’hui dans la filière laitière ne peut pas être réduit au simple pouvoir d'achat des ménages !

 

Sans message fort pour motiver nos campagnes à maintenir la puissance de production finistérienne et assurer également le dynamisme de notre tissu économique local, il ne faudra pas venir pleurer quand le lait fera défaut !

 

Le Bureau de la Section Lait
Contact : Yann Manac’h, Président de la Section lait (06 32 92 96 78)