Notre projet agricole
Un
véritable projet agricole
Nos priorités
En 2004,
notre rapport d'orientation affirmait :" Oui, notre agriculture a de l'avenir.
Ouvrons les yeux ! "
Au-delà de la morosité
ambiante, nous affirmons que notre agriculture a de l'avenir. Dans un marché
libéralisé suite aux négociations de l'OMC, il s'agit d'être compétitif. Nous
posons deux conditions :
-
celle d'une réglementation simple
et identique pour tous. Nous le répétons " nous voulons des règles
simples, justes, applicables à tous, à tous les agriculteurs européens et à tous
les produits entrant sur le marché européen ",
-
celle de partager notre projet avec
l'ensemble de la société, tant au plan local que régional ou
national.
En résumé, nous appelons à
libérer les énergies et les initiatives, pour construire une agriculture
créatrice d'emplois, de richesses, de cohésion sociale et territoriale,
respectueuse de nos ressources naturelles, et creuset de valeurs partagées...
c'est cela l'agriculture durable.
Le
projet agricole que nous défendons est un véritable projet collectif, cohérent
et réaliste, qui permet à chacun d'entre nous de vivre de son métier ... et s'épanouir !
A la génération de nos
parents qui a construit et développé notre agriculture régionale dans une
logique toute économique sur la base du mutualisme et de la coopération, succède
notre génération qui a la volonté de maintenir cette activité économique tout en
faisant face aux attentes de la société en matière sociale et environnementale.
Nous voulons :
-
Une agriculture
qui fasse vivre ses paysans
-
Des entreprises
agricoles familiales et transmissibles
-
Une agriculture
ouverte sur les marchés
capable de répondre aux différents segments des marchés
nationaux et internationaux.
-
Une agriculture
de qualité, respectueuse de l'environnement
retrouvant par le revenu une juste
contrepartie de son savoir faire, de ses investissements et de ses procédures
qualité.
1
- Défendre notre revenu par les prix
Nous sommes des agriculteurs responsables et fiers de nos
produits. Nous ne sommes pas des fonctionnaires de la terre mais de réels chefs
d'entreprise, créateurs de richesses et d'emplois.
Nous exigeons une répartition équitable de la valeur
ajoutée au sein des filières. Les agriculteurs, désarmés, demandent à l'Etat qu'il
intervienne vigoureusement pour " normaliser " les relations entre centrales
d'achat, transformateurs et producteurs et, faire instruire les infractions
connues relevant du droit pénal.
2 – Se donner les moyens de s'adapter à la libéralisation
des marchés
Soyons réalistes face
à la mondialisation des échanges commerciaux ! Nos exploitations, mais
aussi et surtout nos filières, doivent rapidement s'adapter. Donnons-nous
l'ambition et les moyens de répondre aux différents segments des marchés
nationaux et internationaux qu'ils soient alimentaires, non alimentaires, et des
marchés de services.
Mais, la libéralisation des marchés négociée par l'OMC
pose la question de la compétitivité. Or, l'Etat fait encore trop d'ingérence
dans notre économie alors qu'il devrait se préoccuper essentiellemnt de la
surveillance des importations et des exportations.
Oui, notre agriculture
bretonne est l'une des plus compétentes ! Encore faut-il qu'elle soit
compétitive !!!
3 - Réduire les charges fiscales et
sociales
Les agriculteurs
français ont le tord d'être considéré comme européens pour les prix, mais
français pour les charges qui ne cessent de s'alourdir sur le plan national.
C'est toujours moins de revenu pour nos familles et moins de compétitivité pour
nos exploitations ; ce qui favorise les importations et pénalise la balance
commerciale.
Le développement
social participe à l'essor économique, mais trop de social étouffe
l'économie. L'économie participe à l'essor social, et le tout économique étouffe le
social.
Il s'agit donc de trouver le
juste équilibre qui nous permette un développement économique et social durable
et bénéfique pour l'ensemble de notre société et de notre région.
Une seule solution se dégage : une remise en cause profonde de notre
système social et fiscal, et/ou Imposer
les mêmes normes au sein de l'Union Européenne et aux importations
européennes. La libre
concurrence doit s'exercer uniquement sur la performance du travail et la
qualité des produits.
Nous sommes un
marché solvable. Nous pouvons nous permettre cette exigence qui répond aux
attentes des consommateurs et qui est utile à notre économie agricole et
agroalimentaire française et européenne.
Soyons aussi exigeant sur
les conditions d'importation que sur nos méthodes de production.
4 –
Enrayer la sur-administration
A
qui profite la surenchère réglementaire... ? Qui l'engendre ? La
société, Bruxelles, le ministère de l'agriculture et de l'environnement ou leurs
administrations ?
Il est certain
que l'administration française est connue, au niveau européen, pour son zèle.
Par exemple, la notion de ZES (Zone d'excédent structurel) est une
pure invention franco-française qui engendre une inégalité entre les exploitations et
interdit, pour certains, toute création ou extension d'atelier. Preuve en est le
jugement du Tribunal Administratif de Rennes qui a conclu, le
18 janvier 2006, à l'illégalité de l'interdiction générale des créations et des
extensions d'élevages en ZES.
Les agriculteurs
reconnaissent que toute activité doit avoir ses règles. Cependant, si celles-ci
émanent de technocrates et ne sont pas applicables sur le terrain, les
agriculteurs sont en droit de se demander quels sont l'intérêt et l'efficacité
de telles règles. A l'image de Montesquieu qui disait " Les lois inutiles
affaiblissent les nécessaires " (De l'esprit des lois), nous affirmons que trop de lois
tuent la loi !
Nous
demandons que l'administration et les réglementations s'adaptent à la réalité
des paysans. Nous voulons des règles simples, justes, réalistes et applicables à
tous, à tous les agriculteurs européens et à tous les produits entrant sur le
marché européen.
5 – Faire reconnaître le coût de la qualité et de la
traçabilité de nos produits
L'agriculteur ne cesse d'améliorer ses pratiques et ses
produits pour répondre aux attentes des consommateurs. Les différentes démarches
telles que la Charte de Bonnes Pratiques en Elevages, AgriConfiance, Cochon de
Bretagne, Qualiprince etc. montrent les engagements des agriculteurs dans les
domaines de la qualité, de la traçabilité et de la sécurité
alimentaire.
Cependant, alors que le
citoyen ou la soit-disante opinion publique réclame plus de qualité alimentaire,
plus de sécurité sanitaire, plus d'environnement, plus de bien-être animal, plus
d'éthique,.... le consommateur réclame des prix toujours plus bas ! Cette
demande est irrationnelle. La solution à cette équation est
impossible.
En effet, si le consommateur
veut être en adéquation avec le citoyen, il doit nous le prouver par son acte
d'achat ! Or, la réalité des marchés est bien là... le consommateur est
gagnant !
C'est
pourquoi, les agriculteurs produisent
en fonction des demandes du consommateur et non pour des idéologies qui
ne correspondent pas à la réalité des marchés. Et attention! N'oublions pas
que la sécurité sanitaire n'a pas de prix mais a un coût !
Nous demandons, dans le cadre de l'élaboration des SCOT et
des PLU, que nos surfaces agricoles soient protégées afin de garantir notre
activité économique.
Nous
demandons également que dans tout acte notarié d'acquisition de résidence en
campagne soit notifiée l'obligation d'accepter les contraintes de l'activité
agricole, si tant est que celles-ci respectent les réglementations en
vigueur.
8 -
Communiquer au service des agriculteurs
Notre
rapport d'orientation de 2002 affirmait : " L'opinion, est un
tremplin pour notre défense syndicale ".
En dialoguant, en
expliquant nos métiers et en répondant aux idées reçues, nous
voulons :
-
faire évoluer les
mentalités et les comportements tant dans les réseaux du monde agricole et
agroalimentaire qu'auprès des acteurs de la société,
-
informer,
ré-assurer les citoyens-consommateurs du travail réalisé au niveau agricole et
agroalimentaire sur l'environnement, la qualité des aliments, l'aménagement du
territoire, l'innovation...
Une agriculture qui fait vivre ses
paysans est l'assurance d'un territoire dynamique où la cohésion sociale ne
serait pas un vain mot, et le développement économique, une
réalité !
Elus, consommateurs,
citoyens : Agissons !