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L'agriculture dans le Finistère, c'est...
source :
Chambre d'agriculture du
Finistère
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10 000 exploitations dont 8 000
professionnelles
Si, comme en France et en Bretagne, le
nombre d'exploitations décroît toujours, le Finistère reste dans
les tout premiers départements français (5ème) . Les
regroupements en sociétés (GAEC, EARL...) expliquent aussi en partie la
réduction du nombre de sites de production. |
Une SAU moyenne de 48 ha
La Surface Agricole Utile (SAU)
moyenne des exploitations est en progression constante
avec 42 ha en 2004 (48 ha pour les professionnelles)
. Bien que la tendance soit à la spécialisation, de nombreuses
exploitations comptent encore plusieurs ateliers de
productions. |
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L'agriculture dans le Finistère, c'est aussi des productions variées...
L'élevage
Le lait, à la pointe
de la qualité |
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L'activité
laitière occupe la plus grande part de l'espace et génère le plus
grand nombre d'installations de jeunes. La valeur génétique de nos
cheptels est reconnue internationalement. La politique sanitaire conduite
de manière volontaire depuis de nombreuses années, garantit la qualité des
animaux commercialisés.
La profession a mis en place
un réseau d'organismes techniques. Les premiers laboratoires de contrôle
de la qualité ont ainsi été créés il y a 30 ans. Des normes de qualité
très strictes conditionnent le prix payé à l'éleveur. Les producteurs
mettent en œuvre le code d'hygiène européen et la charte de bonnes
pratiques d'élevage. Les plus grands groupes coopératifs et privés
assurent la fabrication de beurre, de poudre de lait et d'emmental, et se
lancent dans des produits élaborés et innovants. |
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Le porc,
dans toutes les assiettes
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L'essentiel de la production porcine
finistérienne est issu d'élevages naisseurs- engraisseurs
comptant 170 truies en moyenne, réunis au sein de groupements de
producteurs qui assurent le suivi technique et sanitaire.La
commercialisation s'effectue à partir d'un prix de référence commun, issu
d'une confrontation de l'offre et de la demande organisée par le Marché du
Porc breton. La traçabilité de la viande est assurée par un
organisme indépendant, Uniporc Ouest
. Volontaires, les producteurs se sont fortement
engagés dans des démarches qualité et, en particulier, dans la charte des
bonnes pratiques en élevage de porcs. |
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La viande bovine, une offre
diversifiée |
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La production de viande bovine provient
pour moitié des vaches laitières, l'autre moitié étant issue de races à
viande : Charolaise, Limousine, Blonde d'Aquitaine, Salers... Ces bovins
sont alimentés principalement par les fourrages de la ferme. La
production couvre la plupart des types d'animaux destinés à la boucherie:
vaches, génisses, jeunes bovins, taureaux et veaux de
boucherie... Les éleveurs sont organisés en groupements de
producteurs ou coopératives qui leur assurent l'appui technique et la
commercialisation des animaux. Cet appui leur permet notamment de répondre
aux besoins du marché et aux attentes des consommateurs : identification
des animaux, traçabilité des produits... |
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La volaille, pour tous les
goûts |
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La Bretagne produit plus de 40% de
la viande de volaille française. Cette production est
essentiellement organisée par de grands groupes qui structurent et
organisent les conditions d'élevage, d'abattage et de commercialisation.
L'éleveur ou le groupement d'éleveurs réalise les investissements en
bâtiments et matériel et en assume les risques. Fortement
exportateurs, nous sommes en concurrence avec des pays tels que les
Etats-Unis, le Brésil ou la Chine. Face à cette situation, la
filière porte ses efforts sur la diversification et l'élaboration de
produits toujours plus faciles à préparer.
Le Finistère est aussi le 3e
département français en production d'œufs de consommation
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Les productions végétales
Céréales et
fourrages,
les bonnes pratiques culturales |
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Les surfaces consacrées au maïs-fourrage sont en
baisse et l'herbe représente 40 % de la surface agricole départementale.
Les céréales occupent la presque totalité des superficies consacrées aux
grandes cultures. Le blé en représente la moitié. Viennent ensuite le
maïs-grain, l'orge, le triticale et l'avoine. Les plantes
oléoprotéagineuses, colza, pois... n'occupent qu'une faible part des
surfaces emblavées. Les efforts des agriculteurs visent à concilier la
maîtrise des coûts de production, le rendement et les exigences
environnementales. La quasi-totalité de ces céréales est destinée
à la nutrition animale
et trouve donc ses débouchés auprès des
usines d'aliment du bétail de la région, quand elle n'est pas utilisée
directement dans l'exploitation. |

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Les légumes de
transformation,
technicité et qualité |
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Avec 30 % des
surfaces nationales, la Bretagne est la première région de production de
légumes destinés à la transformation : pois, haricot vert,
flageolet, épinard, chou-fleur, brocoli, céleri-branche...Elle a su
s'adapter aux évolutions des modes de consommation et en particulier à
l'attrait des consommateurs pour les produits surgelés pour relancer la
production de ces légumes qui nécessite un suivi technique
précis. |
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Les légumes
frais,
tradition et innovation |
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Avec plus de 2000
producteurs, le Finistère est le premier département français pour la
production de choux-fleurs, artichauts, échalotes. La production est
implantée sur la côte nord du département où elle bénéficie de conditions
agro-climatiques favorables. Les organisations de producteurs sont
coordonnées par un Comité Economique Régional (CERAFEL) doté d'une marque
collective, "Prince de Bretagne" qui regroupe 25 légumes différents.
Plus de la moitié de ces légumes est exportée. Notre département se classe également au 4e rang
national pour la production de tomates sous serres. Dans ce secteur, il
faut noter le travail de pionnier réalisé par le GIE Lacroix en matière de
protection biologique intégrée. Le Finistère est enfin le premier
département français de plants de pomme de terre qui vont vers les pays du
bassin méditerranéen et du continent
africain. |
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L'horticulture, un bouquet de toute
beauté |
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Avec plus de
1000 emplois directs, l'horticulture est un secteur qui compte
dans le Finistère. La production porte principalement sur les plantes de
pépinières, en particulier les plantes de terre de bruyère, les plantes en
pot ou à massif, les fleurs coupées et les bulbes. |
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L'agriculture dans le Finistère, c'est aussi...
Des agriculteurs fiers de leur métier
| La compétence et la
solidarité |
Evolution du nombres des actifs
agricoles |
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Les exploitants et les salariés agricoles
du Finistère ont choisi leur métier par passion de la terre et des animaux
et par goût pour la liberté d'entreprendre .
Fortement attachés à leur région, ils revendiquent leur identité culturelle, alliance de tradition
et de modernité, d'engagement personnel et d'ouverture d'esprit.
La Bretagne a toujours géré son
développement au travers de structures collectives :
coopératives, groupements de producteurs et d'employeurs, organisations de
mise en marché, groupes de développement, systèmes mutualistes,
etc... Cette volonté
déterminée d'être acteur et responsable de son destin se révèle, face aux
obstacles et aux crises, comme un facteur de stabilité et de pérennité
pour la profession agricole.
Actifs : stabilité autour de 20 000
emplois
Si
le nombre d'exploitations se réduit, le nombre d'emplois en production
agricole s'est stabilisé depuis 2000. L'emploi salarié progresse en
Equivalent Temps Plein (ETP) et se substitue à la main-d'oeuvre familiale
(chef d'exploitation, conjoint, aide familiale).
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Forte progression du salariat en
production La main d'oeuvre salariée (en ETP) a doublé depuis le début
des années 1990, essentiellement grâce à l'élevage de
porcs et aux productions végétales spécialisées
(tomates sousserres, légumes...). Les emplois
saisonniers sont majoritaires. |
| Le dialogue et
l'ouverture |
Evolution des
installations dans le Finistère |
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L'évolution des modes de vie éloigne
de plus en plus le citoyen et le consommateur du monde agricole. Les
agriculteurs ont donc entrepris de faire connaître leur
métier. Cette volonté de communiquer se concrétise
par des portes ouvertes en exploitations, des concours agricoles
et par la participation de la profession aux grands évènements
touristiques et culturels du département . Ce dialogue avec les citadins est particulièrement développé par
les agriculteurs qui se sont engagés dans le tourisme rural ou la vente
directe. |
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Installations : un renouvellement en
baisse Les effets
démographiques de la diminution de la natalité des ménages agricoles dans
les années 60-70, conjugués à la fois à des conjonctures de plus en plus
soumises aux seules lois des marchés et au poids croissant des contraintes
réglementaires, ont durement affecté la rentabilité des productions et
expliquent aujourd'hui en grande partie la baisse des installations
aidées.
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L'espace rural, un patrimoine
collectif
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Un territoire
vivant |
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L'agriculture et l'agroalimentaire constituent un
pilier essentiel de l'économie finistérienne. Réparties sur l'ensemble du
département, ces activités concourent à l'aménagement du territoire.
Les exploitations agricoles, les unités de transformation, les
centres de recherche, les services pour l'agriculture assurent le maintien
d'un tissu économique qui emploie 60 000
personnes
, soit proportionnellement deux fois plus que dans
les autres régions françaises. |
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| Des actions concrètes pour
l'environnement |
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La
préservation de la qualité de l'eau est un objectif partagé par l'ensemble
de la profession . Les pratiques raisonnées se développent à tous
les stades de la production. Avec le programme "Bretagne Eau Pure", les
agriculteurs mènent des opérations exemplaires sur les bassins versants.
Ces actions impliquent également les riverains, les acteurs économiques et
les élus locaux. Le programme régional "Harmonie" vise à une meilleure
intégration des bâtiments agricoles dans le paysage. |
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L'agriculture dans le Finistère, c'est aussi...
L'innovation et la qualité
| Des saveurs
nouvelles |
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En proposant des gammes diversifiées de
produits élaborés, les entreprises finistériennes s'adaptent à
l'évolution des modes de consommation. Les agriculteurs
finistériens développent de nouvelles productions
végétales (chou-fleur
Romanesco, laitue Iceberg...) ou animales (viande de cerf, canard
gras...). Le goût des consommateurs pour les produits du terroir a permis
de sauvegarder et de trouver une nouvelle valorisation pour des produits
comme la fraise de Plougastel ou l'oignon rosé de Roscoff. |
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| La
transparence et la sécurité |
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La production de volumes importants a obligé très tôt
l'agroalimentaire breton à mettre en place des normes de fabrication et de
contrôle très strictes. La certification ISO 9000 est
très répandue dans les industries agroalimentaires, et en particulier dans
le domaine de la transformation du lait, des légumes et de la nutrition
animale. La coopération a développé une norme spécifique baptisée
AgriConfiance où l'agriculteur et sa coopérative
s'engagent à garantir la régularité, la conformité et la sécurité de la
production. Les productions sous signes officiels de qualité se
développent : Agriculture Biologique, Certificat de Conformité
Produit, Label Rouge, Appellation d'Origine Contrôlée. Enfin,
pour répondre à des demandes spécifiques du marché, certaines filières
développent des chartes de qualité reposant sur des cahiers des
charges précis et contrôlés
qui engagent les acteurs de la filière du producteur
au consommateur. Toutes ces démarches se retrouvent dans le projet de
qualification globale des exploitations engagé par la
profession. |
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A la conquête des marchés
| Une recherche
dynamique |
Répartion des emplois par activité
agro-alimentaire (2002) |
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En Bretagne, l'agriculture et l'agroalimentaire mobilisent
plus de 2000 chercheurs pour s'adapter à l'évolution des
marchés et répondre aux attentes des consommateurs. Pour traduire les
résultats de cette recherche sur le terrain, des techniciens accompagnent
les agriculteurs dans leurs démarches d'innovation et d'amélioration
qualitative de leurs productions : les Chambres
d'agriculture de Bretagne avec leurs 8 fermes expérimentales, le
CERAFEL (Comité Economique Régional Fruits et Légumes) et
ses stations légumières, l'INRA avec ses
chercheurs. Enfin, l'ADRIA (Association pour le
Développement de la Recherche appliquée aux Industries Agroalimentaires),
installée à Quimper, élabore et analyse les produits agroalimentaires de
demain.
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L'agro-alimentaire : un rôle majeur dans l'économie et
l'équilibre des territoires du
Finistère Avec 20 000 emplois l'agro-alimentaire représente 40 % des emplois industriels (33 % en Bretagne, 12 % en France). Cumulé avec l'agriculture, l'emploi
agri-alimentaire dépasse 30 % de
l'emploi total dans de nombreux cantons ruraux, (14 % en moyenne) et reste le
premier pôle d'activité économique, directe et
induite.
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| Toutes
destinations |
Répartition de la
valeur des productions (2004) |
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La Bretagne s'est hissée au premier plan des régions
agricoles européennes grâce à un effort de production sans précédent. Au
sein de l'Union européenne, elle a su se positionner sur des marchés aux
mécanismes souvent complexes. Cependant, les agriculteurs bretons
aspirent à une harmonisation des réglementations sociales, sanitaires,
environnementales et fiscales, afin de supprimer les distorsions de
concurrence.
La Bretagne a su également
conquérir des marchés au plan mondial. Mais les pressions exercées par les
grands pays exportateurs afin de libéraliser les échanges fragilisent ces
courants commerciaux. L'engagement de l'agroalimentaire breton dans
l'innovation et la qualité prend ici toute son importance. |
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