Employeurs : Mieux vaut prévenir mais...
La commission employeurs de la
FDSEA a réuni ses adhérents, le 15 avril dernier, pour faire le point sur la
prévention des risques et l'inaptitude.
"Les conditions de travail sont
indissociables de la santé et sécurité au travail des salariés". Comme elle
l'avait fait à Morlaix il y a quelques semaines, la commission employeurs de la
FDSEA a organisé une réunion d'information à l'attention de ses adhérents du
Centre et Sud du département. Janick Boé, chargée de mission hygiène et
sécurité, a commencé par leur présenter l'accord national du 23 décembre 2008.
"Cet accord, qui vise à améliorer les conditions de travail en agriculture,
définit le stress et la pénibilité. Et incite les CPHSCT, commissions paritaires
d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail de chaque département à
travailler sur la prévention". Une commission nationale est ensuite chargée de
centraliser les bonnes idées et de les diffuser. Elle vient ainsi de lancer un
dépliant sur les TMS, les troubles musculo-squelettiques.
Gérer l'inaptitude d'un salarié
"Employeurs comme salariés, il va
falloir travailler de plus en plus vieux, constate Gilles Tanguy, président de
la commission employeurs. Avec, sans doute, de plus en plus de maladies". La
seconde partie de la réunion a donc été consacrée à l'inaptitude, depuis la
visite d'embauche jusqu'au certificat d'inaptitude, en passant en revue
l'ensemble des acteurs : employeur, salarié, médecin traitant, médecin du
travail, médecin conseil du service de prévention... "Une visite de pré-reprise
peut permettre d'anticiper un éventuel avis d'inaptitude et d'envisager un
reclassement, indique Armelle Calmet, juriste à la FDSEA. Un bilan de
compétences peut être sollicité par le salarié et réalisé pendant l'arrêt de
travail, avec accord du médecin conseil MSA. Et, en cas de réorientation, une
formation peut être envisagée, financée par le Fafsea".
Article paru dans TerrA n° du 29
avril 2011