LES CONGES PAYES
Alors que la période des
départs en congés s'échelonne le plus souvent dans les entreprises tout au long
de l'été, nous revenons sur les principales règles à connaître sur les congés
payés.
L'acquisition des droits à congés payés
Sauf disposition
conventionnelle plus favorable, le salarié en contrat de travail à durée
indéterminée peut prétendre aux congés payés dès lors qu'il a été occupé chez le
même employeur pendant un temps équivalent à un minimum de 10 jours de travail
effectif.
On entend par travail
effectif : la période où le salarié a réellement travaillé. Les absences
pour accident de travail et maladie professionnelle sont assimilées à du temps
de travail effectif dans la limite d'une année ininterrompue d'un
an.
En revanche, au delà de 4
semaines d'arrêt de travail pour maladie ou accident de la vie privée, l'absence
réduit proportionnellement la durée des congés.
La période de référence
Le salarié travaillant sur
l'intégralité de la période de référence acquiert 30 jours ouvrables de congés
payés, soit 5 semaines, des dispositions conventionnelles pouvant prévoir un
nombre supérieur.
Ainsi, pour les congés payés
2010, la période de référence a débuté le 1er juin 2009 et s'est
achevé le 31 mai 2010.
Les jours ouvrables et ouvrés
Les jours ouvrables recouvrent
tous les jours de la semaine, hors celui consacré au repos hebdomadaire, en
général le dimanche, et les jours fériés légaux habituellement chômés dans
l'entreprise.
Il est possible de compter en
jours ouvrés c'est à dire en jours normalement travaillés dans l'entreprise. Si
l'entreprise est ouverte du lundi au vendredi alors le droit à congés payés est
de 25 jours ouvrés.
Le temps partiel
Un salarié à temps partiel
acquiert les mêmes droits à congés payés qu'un salarié à temps complet. C'est
sur l'indemnité de congés payés que la différence avec un salarié à temps plein
se fera. Ainsi, elle sera calculée sur la base du salaire correspondant à son
temps partiel, et correspondra soit au 1/10ème du salaire perçu sur
la période de référence soit, si elle est plus favorable, à la rémunération
qu'il aurait perçue s'il avait travaillé durant ses congés.
Fixation de la période
Sauf dispositions
conventionnelles plus favorables la période de congé doit au minimum comprendre
l'intervalle 1er mai –31 octobre de l'année en
cours.
C'est à l'employeur de
déterminer les règles relatives à l'ordre et aux dates des départs en congé. Il
doit au préalable prendre l'avis des délégués du personnel quand ils
existent.
Pour tous renseignements, contactez
le service emploi de la FDSEA
Article paru dans TerrA
n°232 du 6 août 2010