Les nouvelles mentions à inscrire sur le certificat de travail
A l'issue d'un contrat de
travail, un certificat de travail est remis au salarié. Celui-ci peut lui
servir pour justifier auprès d'un nouvel employeur notamment de la réalité
de son expérience professionnelle et de son ancienneté acquise dans son ancienne
entreprise. Depuis la loi sur la formation professionnelle du 24
novembre 2009 et son décret d'application du 18 janvier 2010, le
certificat de travail servira aussi à informer le nouvel employeur des heures de
Droit individuel à la Formation dont est éventuellement titulaire le
salarié quittant l'entreprise.
Le Droit Individuel à la Formation est transférable ...
Les heures de Droit Individuel à la
Formation sont destinées à financer en tout ou partie une action de
formation, une validation des acquis de l'expérience ou un bilan de
compétences. En principe, vingt heures sont acquises par an pour un salarié à
temps plein (le calcul est réalisé au prorata de la durée du contrat de travail
si le contrat de travail est à temps partiel). Le nombre d'heures est plafonné à
120 heures.
En cas de non utilisation de ces
heures avant la fin du contrat de travail, les heures sont aujourd'hui
transférables chez le nouvel employeur quelque soit la branche professionnelle
sauf si le contrat est rompu pour faute lourde du salarié.
...D'où de nouvelles mentions à inscrire sur le certificat de travail :
C'est donc pour faciliter
l'information du nouvel employeur que le décret du 18 janvier 2010 est venu
définir de nouvelles mentions à inscrire sur le certificat de
travail :
-
le solde d'heures de droits à
DIF non utilisées (de 0 à 120 heures en principe)
-
la somme correspondant à ces
droits (nombre d'heures * 9.15 euros)
-
le nom et les coordonnées de
l'organisme paritaire collecteur agrée collectant les cotisations "
formation " destinée aux financement des actions de formation des
salariés (Le FAFSEA , pour le secteur agricole)
Le transfert des droits n'est pas
applicable en cas de licenciement pour faute lourde. Dans ce cas, il convient de
mettre " zéro " heure sur le certificat de travail sans jamais faire
une référence au fait que le salarié a été licencié pour faute lourde.
Article paru dans TerrA le 12
février 2010