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  18/12/2009
  Entreprise en difficulté : remise des cotisations patronales (Article paru dans TerrA le 18 décembre 2009)


Entreprise en difficulté : remise des cotisations patronales

Dans le cadre du plan de soutien exceptionnel à l'agriculture, une mesure de prise en charge par l'État des cotisations patronales de sécurité sociale a été décidée. Les demandes sont à adresser à la MSA avant le 31 décembre.

Qui est concerné par cette mesure ?

La mesure vise les employeurs, chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole ou groupements d'employeurs, qui emploient des salariés en CDD ou CDI, et qui se trouvent dans une situation économique particulièrement préoccupante du fait notamment de la crise dans les secteurs des fruits et légumes, et de l'élevage porcin. Dans la limite de l'enveloppe départementale affectée aux employeurs, le préfet peut également aider les employeurs chefs d'exploitation des autres secteurs de la production.

Prise en charge des cotisations patronales de sécurité sociale

Les cotisations pris en charge dans le cadre de cette mesure de soutien sont la part patronale des cotisations de sécurité sociale (maladie, vieillesse, allocations familiales et accident de travail). Il s'agit des cotisations impayées ou encore déjà payée par l'employeur s'il démontre qu'il a reporté d'autres paiements pour s'acquitter de cette part patronale des cotisations.

Les autres cotisations impayées peuvent seulement faire l'objet d'un échéancier. Les majorations et pénalités de retard pourront faire l'objet d'une demande de remise auprès de la MSA.

Le montant maximum de la part des cotisations pris en charge est fixé pour chaque département dans la limite d'un plafond de 1800 € par an et par équivalent temps plein.

Une demande avant 31 décembre 2009

La demande d'aide doit être expédiée à la caisse de MSA avant le 31 décembre 2009 au plus tard. La MSA adresse le formulaire de demande de prise en charge à tous les employeurs qui le sollicitent en faisant part de leurs difficultés. En outre, il lui est fait instruction de l'adresser en tout état de cause aux employeurs ayant des impayés survenus récemment, à ceux ayant demandé un échéancier de paiement, à tous ceux lui ayant déjà signalé des difficultés liés aux crises.

Le contrat unique d'insertion

Le dispositif facilitant l'insertion professionnelle des personnes en difficulté sur le marché du travail est le contrat unique d'insertion (CUI) à compter du 1er janvier 2010.

Une convention

Le CUI s'adresse aux personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi. Il remplace notamment le CI-RMA (contrat d'insertion revenu minimum d'insertion). Le bénéficiaire du CUI doit signer une convention individuelle avec l'employeur et Pôle emploi, ou le président du Conseil général lorsque le département verse le RSA (revenu de solidarité active) au bénéficiaire. Elle est conclue préalablement au contrat de travail.

La convention individuelle contient des informations relatives :

  • à l'identité du bénéficiaire et de son employeur ;
  • à la nature, aux caractéristiques et au contenu du contrat de travail conclu avec le salarié ;
  • à la nature des actions prévues au cours du contrat initiative emploi ;
  • au nom du référent chargé d'assurer le suivi du parcours d'insertion professionnelle du salarié et désigné par l'autorité administrative signataire de la convention individuelle ;
  • au nom et à la fonction du tuteur chargé d'accompagner le salarié : dès la conclusion de la convention individuelle, l'employeur désigne un tuteur parmi les salariés qualifiés et volontaires pour assumer cette fonction ; ce dernier doit justifier d'une expérience professionnelle d'au moins 2 ans et ne peut suivre plus de 3 salariés.

La durée de la convention :

  • ne peut excéder le terme du contrat de travail ;
  • peut être prolongée dans la limite d'une durée totale de 24 mois ;
  • peut être prolongée au-delà de 24 mois, par avenants successifs d'un an, dans la limite d'une durée totale de 5 ans, sous certaines conditions, mais sont privilégiés notamment les salariés âgés de 50 ans minimum, les personnes reconnues travailleur handicapé.
Un contrat de travail : le CIE

L'employeur et le salarié sont liés par un contrat de travail, à établir en sus de la convention. Pour les entreprises privées, le contrat de travail est un contrat initiative emploi (CIE) ouvrant droit, au bénéfice de l'employeur, aux aides correspondantes (voir notre n° du 6 novembre 2009).

Lorsque le contrat est à durée déterminée, sa durée minimale est de 6 mois (ou 3 mois envers les bénéficiaires d'un aménagement de peine). Il peut être prolongé dans la limite d'une durée totale de 24 mois, ou de 5 ans.

La durée de travail est fixée au minimum à 20 heures par semaine.

Le contrat peut être suspendu, à la demande du salarié, afin de lui permettre :

  • soit, en accord avec son employeur, d'effectuer une évaluation en milieu de travail prescrite par Pôle emploi ou une action concourant à son insertion professionnelle,
  • soit d'accomplir une période d'essai relative à une offre d'emploi visant une embauche en CDI ou en CDD au moins égale à 6 mois.

En cas d'embauche à l'issue de l'évaluation en milieu de travail ou de la période d'essai, le CIE est rompu sans préavis.

A la fin du contrat de travail, une attestation d'expérience professionnelle est établie par l'employeur et remise au salarié à sa demande ou au plus tard 1 mois avant la fin du CIE.

Article paru dans Terra le 18 décembre 2009



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