Algues vertes : stop à la stigmatisation de l’agriculture bretonne
Pour Thierry Merret, Président de la FDSEA, les algues vertes ont été, une fois de plus – de trop, le prétexte d’écologistes intégristes pour s’en prendre violemment à la profession agricole.
Les marées vertes ne sont pas une spécificité bretonne
« Dans les médias, seule compte la parole vindicative des écologistes. La subjectivité de ces associations ne fait aucun doute ! Plus de 150 sites dans le monde sont concernés par ce phénomène : Grandcamp en Normandie et Saint-Nazaire en France (sites pourtant peu connus pour leur production hors sol !), Italie, Chine, Norvège, Pays-Bas, Sénégal, Cuba… Non seulement le problème des algues vertes n’est pas une spécificité bretonne, mais il est aussi trompeur et manipulateur de tenir pour responsable la seule profession agricole. Malgré nos nombreux efforts consentis, ce n’est pas encore assez pour certains, pour qui la lutte contre les algues vertes ne passera que par l’éradication de l’agriculture, qu’ils qualifient d’industrielle et productiviste. Sans agriculture de production, qui constitue le cœur de l’économie de territoire et le tiers de notre économie totale, la Bretagne ne s’en sortira pas avec la seule économie résidentielle et touristique !
Une expérimentation grandeur nature
Aucun lien scientifique n’a été établi entre les marées vertes et les activités humaines, en particulier agricoles. La méconnaissance de ce phénomène devrait conduire l’Etat à mener, en collaboration avec des scientifiques intègres et objectifs du monde entier des projets d’expérimentation grandeur nature pour déterminer les origines du développement des algues vertes. Le problème restera sans solution si les associations écologistes, mais aussi l’Etat, s’entêtent à pointer du doigt le seul secteur agricole !
Rendez-vous le 18 septembre à Fouesnant
Le 18 septembre prochain, un grand rassemblement des associations écologistes est prévu au Cap Coz à Fouesnant, à l’image de l’évènement de l’an dernier à Sainte-Anne-la-Palud. Le monde agricole se doit de réagir à la hauteur des attaques dont il est la cible. Et comme le souligne Jacques Jaouen, « le monde économique, qui puise sa force dans notre agriculture, doit se montrer solidaire des paysans ». Soyons vigilants sur la bataille médiatique engagée avec les « écolos intégristes », car d’autres sont en embuscade, notamment les « végétariens extrémistes » qui ont des façons plus que choquantes de culpabiliser le consommateur de manger de la viande ! ».
Article par dans TerrA du 9 septembre 2011