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    Dossiers Productions / Porc / 2011 / Août
 
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  12/8/2011
  Production porcine : Reconstruisons collectivement nos modes de commercialisation ! - Article paru dans TerrA le 12 août


Porc : engageons-nous dans un nouveau projet de commercialisation !

 

Emile Riou est Président de la section porcine de la FDSEA du Finistère. Il présente sa réflexion et sa vision des choses sur l'avenir de la commercialisation dans le secteur du porc : la production porcine n'aura d'avenir que si l'ensemble du marché se restructure, en associant pool collectif de vente, contractualisation partielle, et cotation pondérée au cadran. Une restructuration intelligente des outils industriels est également indispensable pour pérenniser la démarche qui reste à engager par les éleveurs.

Reprendre en main les groupements

Pour Emile Riou, les éleveurs se sont dégagés de leurs responsabilités. Ils ont tout délégué sur l'amont et sur l'aval, et ont une confiance aveugle en leur groupement. Résultat : on assiste à un véritable hold-up de la compétitivité des éleveurs. " Nous devons reprendre en main nos groupements. Nos structures doivent revenir à leurs fondamentaux. C'est-à-dire acheter les intrants en amont de nos élevages le moins cher possible, et surtout, s'organiser pour revendre au mieux notre production aux abattoirs. Il y a un besoin urgent d'unité entre toutes nos structures. C'est pourquoi nous imaginons de pouvoir créer une plate forme de vente du porc standard en amont du marché, avec des règles commerciales communes qui concerneraient tous les porcs charcutiers ".

Gérer la commercialisation au sein d'un pool de vente

Concrètement, ce pool de vente garantirait un approvisionnement partiel, jusqu'aux 2/3, des besoins aux outils industriels. Le tiers restant serait commercialisé sur un marché correspondant au MPB actuel. Sa cotation dépendrait du prix spot du kilo de porc et d'un prix correspondant à une cotation à terme à 160 jours. " C'est aux acheteurs de définir le prix instantané et le prix correspondant à leurs besoins sur le moyen terme. Les éleveurs de leur côté connaissent leur coût de production actuel et à cinq mois. La mutualisation des outils de vente doit aussi être accompagnée d'une restructuration plus globale. Si on ne le fait pas, on va dans le mur ! Les outils industriels, et les emplois qui y sont liés, disparaitront avec les producteurs." C'est aux éleveurs d'en prendre conscience et d'insuffler ce nouveau mode de fonctionnement auprès du conseil d'administration de leur groupement. "

Maîtriser nos coûts de revient

Concernant l'amont, l'élevage, fort de ses 35 % de consommation de la production céréalière française, doit envisager une forme de contractualisation avec le monde céréalier. 65% de la production pourraient rester sur le marché libre avec les fluctuations que l'on connaît. Environ un tiers pourrait être indexé entre le prix de marché et un indice " coût alimentaire/prix de vente " de la production animale concernée. Il nous faut arriver à maîtriser collectivement à la fois notre prix de revient et notre prix de vente.

Cliquer ici pour retrouver le schéma de coordination de la première mise en marché proposé par la FDSEA du Finistère.

Article paru dans TerrA le 12 août 2011

 



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