Agir pour ne pas subir !
En ce début d’année 2012, année de l’élection à la présidentielle, pour Thierry Merret, président de la FDSEA, il est important que chacun fasse entendre la voix du monde agricole pour ne pas subir.
Alors que la crise économique et financière met nombre d’Etats européens au pied du mur, certains se rendent enfin compte de la nécessité d’investir dans l’économie réelle. Philippe Dessertine, économiste, souligne à juste titre que "la consommation ne peut être que la conséquence de la production !"
La production, base de la consommation
Cette évidente vérité doit être martelée dans les têtes. Depuis plus de vingt ans, l’acte de production est méprisé, tandis que l’on a porté aux nues les services et, par là même, l’économie virtuelle. Aujourd’hui, parler de production n’est plus un gros mot… il est temps ! Notre Bretagne n’a que trop souffert d’être mal connue et ô combien caricaturée. Avec les clichés véhiculés par les média sur notre région et notre profession, comment le citoyen "lambda" peut-il savoir ce que l’agriculture lui apporte ?
La voix des agriculteurs compte
Les agriculteurs ne représentent pas la majorité des électeurs mais, avec notre entourage, nos relations de l’amont à l’aval, nous pouvons faire entendre la voix du secteur agricole et agroalimentaire qui veut vivre et travailler au pays. Espérons que les candidats à l’élection présidentielle ne cèdent pas aux sirènes d’idéologues déconnectés de toute réalité, pour exemple le "contrat" que leur propose FNE, France Nature Environnement. Cela me fait bondir de voir cette association demander que 10% de la surface des exploitations soit obligatoirement consacrée à la nature… comme si les 90% restants n’étaient pas la nature ! Il est plus que temps de rebattre les cartes auprès de l’ensemble des responsables politiques ! Même si l’agriculture est au cœur de la société, c’est avant tout des décisions qui appartiennent aux entrepreneurs que nous sommes !
La liberté d’entreprendre nécessite l’engagement de chacun
Pour le Finistère agricole, et plus largement la Bretagne, je fais le vœu d’un réel sursaut des éleveurs laitiers face à une "privatisation stalinienne" de leur production, le vœu d’un monde porcin uni et mieux organisé pour reprendre en main sa destinée, et, plus globalement, le vœu pour tous les paysans d’une plus grande liberté d’entreprendre.
Recevez mes meilleurs vœux, et que 2012 apporte à votre famille et vos proches le bonheur et la santé pour vos réussites personnelles et professionnelles.
Thierry Merret, Président de la FDSEA