Quimper, le 1er décembre
2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
La FDSEA refuse que les producteurs de lait français soient les
seuls à réguler le marché européen !
Les producteurs de lait européens
sont aujourd'hui de plus en plus confrontés aux aléas des marchés mondiaux,
résultat du démantèlement progressif des outils de gestion des marchés !
La FDSEA revendique, depuis juillet
dernier, l'extension de la gestion des quotas à la française à nos voisins
européens (en cas de dépassement de quota, application de pénalités au
producteur). Dans les autres États Membres, les producteurs ne payent de
pénalités que si la référence nationale est dépassée ! Seule la Belgique avait
décidé d'appliquer ce système, mais, depuis le retournement des marchés, il n'en
est plus question !
Maintenant que les marchés donnent de
nouvelles perspectives, il est très peu probable que nos voisins choisissent
d'appuyer sur le frein ! Pire, ces pays demandent à mutualiser le quota européen
de façon à ce que la sous-réalisation française, qui devrait atteindre 9% de la
collecte, serve à gommer leurs dépassements ! Les producteurs de lait français
pourraient-ils devenir le nouvel outil de gestion des marchés européens
?
Pour pouvoir profiter pleinement de
la remontée des cours, la FDSEA demande l'ouverture du dispositif des prêts
de quotas dès que possible. Alors que l'année prochaine semble s'annoncer
meilleure en termes de prix, pourquoi ne pas permettre aux producteurs français
de produire leur quota, à l'image de leurs voisins européens ? Le Conseil
d'administration de la FNPL en a décidé autrement, demandant le maintien du
statu quo sur ces dispositifs. C'est un avis plus politique qu'économique !
Soyons réactifs ! Ne pénalisons pas
notre filière en prenant un retard irrécupérable sur nos principaux concurrents
!