COMMUNIQUE DE PRESSE
Les agriculteurs finistériens ne donneront pas de
chèque en blanc à Nicolas Sarkozy !
Mardi 27 octobre, le
Président de la République s’est attelé à convaincre les agriculteurs qu’il ne
les laissera pas tomber, face à la crise sans précédent que traversent toutes
les secteurs de production. Nicolas Sarkozy reconnaît qu’il faut agir vite et
fort pour préserver le premier secteur industriel français. Conséquence ?
1,6 milliard d’euros pour le secteur agricole ! Et beaucoup d’effets
d’annonce, dans un discours de façade qui masque une réalité bien
différente.
Le Président promet qu’il
n’y aura pas d’impôts supplémentaires, mais il s’empresse de faire adopter des
taxes à tout va : taxe carbone, taxe
Borloo !
Thierry Merret, Président
la FDSEA du Finistère explique également : « Le Président reconnaît
que les agriculteurs sont des passionnés, des travailleurs, des entrepreneurs.
Encore faut-il réellement les respecter. La manière dont les agriculteurs sont
jugés coupables, et culpabilisés, notamment sur le problème des algues vertes,
est purement scandaleuse ! »
Le Président promet une
régulation rénovée de l’agriculture en France et en Europe : au même
moment, la Commission européenne refuse de prendre des mesures de gestion des
marchés pour le lait et le porc !
Si la France et l’Europe
veulent continuer à se nourrir, et conserver un secteur économique stratégique,
il va falloir plus que les bonnes intentions de Nicolas Sarkozy ! C’est la
Politique agricole européenne qu’il faut relancer, de toute urgence : des
outils européens de régulation existent, encore faut-il la volonté politique de
les activer et, pire encore, ne pas poursuivre le démantèlement de la politique
agricole commune !
Thierry Merret
souligne : « A la FDSEA, nous ne sommes pas dupes des effets
d’annonce : Les agriculteurs finistériens ne donneront pas de chèque en
blanc à Nicolas Sarkozy pour sauver l’agriculture
bretonne ».