Quimper, le 15 novembre 2006
LETTRE OUVERTE
Connaissez-vous la différence entre un agriculteur et un élu, face aux
questions de l'environnement ?
C'est très
simple, un agriculteur, au moindre problème technique, débordement accidentel
d'une fosse par exemple, se voit mis en accusation par les associations
d'utilité publique qui déposent plainte avec constitution de partie civile. Il
n'y a même pas de tentative de médiation pénale, c'est tout de suite une vraie
mise en cause et –en conséquence- un jugement médiatisé.
Vous voulez un autre exemple ?
Certains
agriculteurs rencontrent des difficultés financières, technologiques ou sociales
pour l'implantation d'une station. Et bien, les administrations leur imposent
-avec mise en demeure- d'autres sites, d'autres solutions telles que la
réduction de cheptel ou la sous-traitance et là encore, le pénal et le
médiatique entrent en œuvre.
Est-ce la même chose pour les collectivités territoriales ?
Non, résolument
non, et il est tout de même préférable d'être élu. Là, pas de mise en demeure,
pas d'accusation, et l'on va jusqu'à comprendre la collectivité, ses élus et ses
administrations. Prenez le cas de Douarnenez, (oh bien sûr, ce n'est qu'un
exemple et loin de nous l'idée d'acculer Douarnenez à l'opprobre publique), nous
savons que la ville a tenté, comme le font les agriculteurs, de trouver des
solutions intelligentes et pérennes pour le traitement des eaux. Mais alors que
la station ne respecte pas les normes européennes : Point de procès pénal
et l'absolution des médias !
Mais alors pourquoi deux types de traitement ?
Pourquoi les uns
sont-ils excusés, les autres voués aux gémonies ? Vous vous posez la question,
Mesdames et Messieurs les responsables d'associations dîtes "d'utilité
publique" ? Nous aussi.
Bien
cordialement,
Thierry MERRET
Président de la FDSEA