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    Actualités / Communication / 2009 / Octobre
 
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  16/10/2009
  Un nouveau Président pour la section porcine (Article paru dans TerrA n°190)


 

Un nouveau président pour la section porc

 

Installé dans le pays bigouden, Emile Riou vient de succéder à Jean-Yves Trébaol à la tête de la section porcs de la FDSEA. Portrait.

 

 Ses diplômes en poche, BTAG à Bréhoulou puis BTS à Angers, Emile Riou a commencé à chercher du travail. "Et c'est quand j'en ai trouvé un... que je me suis installé". Nous sommes en 1984, année où il reprend 11 ha et 450 places de charcutiers. "En 1987, j'ai intégré le Gaec familial, avec mes parents et mon frère et, deux ans plus tard, nous avons quasiment doublé la capacité de l'élevage, de 120 à 200 truies".

 

 

1992, l'environnement

 

En 1992, son père prend sa préretraite. "C'est aussi l'époque où sont apparus les premiers problèmes concernant l'environnement, avec les plans d'épandage, les distances par rapport aux tiers...". Les  plans de cessation laitière se succèdent et l'exploitation récupère une centaine d'hectares, pour atteindre une SAU de 180 ha. "A cette époque, Plogastel Saint Germain était le canton européen qui a perdu le plus de lait, 2 millions de litres".

Les frères Riou décident de remettre leur élevage à plat et partent sur un projet de 600 truies, avec des bâtiments neufs, projet mené à son terme en 1994. "Aujourd'hui, nous avons un atelier naisseur engraisseur de 590 truies, une SAU de 240 ha, une petite activité d'entrepreneur de travaux agricoles et nous employons 6 permanents, l'équivalent de 5,5 temps plein".

 

 

Syndicaliste de la première heure

 

A la fin de ses études, Emile adhère au CDJA. "A quelques-uns, nous avons monté le CCJA du pays bigouden, qui comptait une bonne soixantaine d'adhérents". Il siège au conseil d'administration départemental dès 1984, et est élu vice-président en 1987, un poste qu'il occupera jusqu'en 1994. Atteint par la limite d'âge, il quitte le CDJA en 1995 et, après un passage éclair à la FDSEA, 3 mois au poste de secrétaire général, il met fin à ses responsabilités. "Je n'étais pas complètement absent, j'ai continué à suivre le dossier Pac, les travaux de la section grandes cultures...".

 

Elu administrateur du canton de Plogastel Saint Germain en 2002, il siège d'abord au conseil d'administration de la FDSEA, avant d'entrer au bureau en 2007 puis d'être élu premier vice-président au printemps dernier. "Jean-Yves Trébaol, le président de la section porcs, a démissionné de ses fonctions lorsqu'il a été élu président de Cofiporc. Après avoir assuré l'intérim pendant quelques mois, je viens de le remplacer". Une responsabilité de plus pour Emile, qui a toujours un fer au feu.

 

 

Contenir les charges

 

"L'histoire de l'ammonitrate est partie bizarrement". Un fabricant d'engrais l'informe sur le différentiel entre les prix pratiqués sur le terrain et ceux qu'ils pourraient être, compte-tenu de la baisse du prix du pétrole. "C'était une partie de poker menteur et certains ont perdu", résume-t-il. Les grands gagnants ont été les agriculteurs, qu'ils aient ou non acheté par le biais du groupement d'achat monté par la FDSEA. "On a cassé les prix sur toute la Bretagne et chacun a gagné 100 €/tonne". Une opération lourde à monter et à mener à son terme mais qu'Emile n'hésitera pas à réitérer, si besoin, quelque soit le sujet.

 

 

Retrouver du pouvoir

 

"On n'est pas livreur de matière première, on est vendeur. La nuance est importante". Après 3 ans de crise, le producteur de porcs qu'il est ne peut que s'interroger sur la façon de mieux valoriser ses produits. Et le président de la section porcs de dénoncer les importations. "Il faut exiger des industriels un comportement de solidarité vis à vis des producteurs : qu'ils achètent d'abord français". Il a aussi la désagréable impression que le maillon production, "aujourd'hui, tout le monde s'en fout". Pour reprendre du pouvoir au sein de la filière, la FDSEA propose donc un nouveau schéma, basé sur les OP et les AOP. "Il faut instaurer un goulot d'étranglement, où passeront tous les porcs. En commençant par définir un socle commun car, aujourd'hui, d'un bout à l'autre de la Bretagne, il y a 36 sortes de cochons".

 

 

Article paru dans TerrA n°190 du 16 octobre 2009

 


Auteur : Chantal Pape

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