Les anciens exploitants alertent les parlementaires
Alors que la loi de finances va se discuter dans les jours à venir, la
section des Anciens de la FDSEA va rencontrer députés et sénateurs pour leur
faire part de ses revendications.
Comme tous les ans, à la veille de la loi de
finances, la section des Anciens exploitants de la FDSEA a demandé un
rendez-vous à l'ensemble des députés et sénateurs finistériens pour faire le
point sur les dossiers prioritaires du moment, au premier rang desquels figure
le plan Garnier.
"L'AVPF, l'assurance vieillesse des parents au
foyer, votée en novembre 2005, n'est pas encore en application"
, s'indigne la
section des Anciens, qui demande également à ce que les coefficients de
minoration des revalorisations des plus petites retraites soient appliqués à
compter de 37,5 années de cotisations, tous régimes confondus, au lieu de 37,5
années de non salarié agricole. "Pour les retraités d'avant 2002, il faut
également baisser les seuils d'accès aux revalorisations de 32,5 ans à 27,5 ans
puis de 27,5 ans à 22,5 ans". La première phase coûterait 100 millions d'euros,
la seconde 80 millions. "Il faudrait également mettre en place des coefficients
de minoration linéaires de 4 % au lieu des 15 puis 10 % actuels : en 4 ans, on
peut ainsi perdre 50 à 60% du montant de la retraite !"
Ces mesures, portées par la section nationale des anciens
exploitants, ont été soumises à Dominique Bussereau, ministre de l'agriculture,
lors de sa venue au Space, le 12 septembre dernier. "Il faut que ces
mesures s'appliquent au plus tôt, avant que la moitié des personnes qui ont des
petites retraites aient quitté cette terre"
.
La section des Anciens compte également profiter de ses
rencontres avec sénateurs et députés pour évoquer la RCO. "Sur les presque deux
millions de retraités de l'agriculture, seuls 450 000 perçoivent la retraite
complémentaire obligatoire. A quand la RCO pour les conjoints, pour les veuves
via la réversion ? Il n'y a rien de prévu pour les veuves d'avant 2003".
Les retraités attendent aussi avec impatience un montant de retraite
minimum équivalent à 85% du Smic
, promis par la loi Fillon mais toujours pas appliqué.
"Nous ne lâcherons pas ces revendications, qui ne sont que justice et égalité de
traitement pour ceux et celles qui ont travaillé toute une carrière à
l'amélioration de vie et d'alimentation de nos
concitoyens".
article paru dans TerrA n°32 - édition Finistère - 5
octobre 2006